Pedrag Bjelošević,  Le » R Ž « Poesie scelte in traduzione francese, Editions »Kolja Micevic«, 2002 Commenti critici di Kolia Micevic, Philippe Tancelin, Giorgio Linguaglossa, traduction du serbe Ljiljana Huibner-Fuzellier, Raymond Fuzellier

Predrag Bjelosevic con fantoccio

Predrag Bjelošević

“La rencontre avec ce poète serbe grandement connu dans son pays recouvre un intérêt particulier dans la mesure où cette écriture s’inscrit au carrefour de la modernité poétique et d’un certain classicisme lyrique qui confèrent à chaque texte une dimension “nouvelliste” poétique à tendance philosophique sur le temps et comment habiter le temps depuis la ville-enfance. L’écriture est riche et très travaillée selon des fragmentations, ellipses, ressauts qui rythment la phrase”.

 (Philippe Tancelin)

 Il »R Ž« di Bjelošević non è un nome proprio, né le iniziali di qualcosa; né onomatopea, né allitterazione, né metafora, né… ed è tutto ciò.

Il » R Ž « di Bjelošević è l’unione paradossale di due lettere le quali, nelle parole composte da più di una sillaba (dr-zi, br-zi, come in italiano del resto: lar-go, spa-zio… e tante altre) sono sempre separate, si potrebbe dire opposte.

Per comprendere il » R Ž « di Bjelošević occorre pronunciare delicatamente, poiché esso è prima di tutto un suono: come il »rosso« dal quale si togliessero le vocali: r(o)ss (o). La sua pronuncia occupa tutta una gamma, che va dal tenero al duro, dal duro al tenero… Così si crea il »rzisme«, così il lettore diviene il »rziste«!

il » R Ž «potrebbe anche, penso, essere il »RZ«, io non so se Bjelošević sarebbe d’accordo con me. Vedo anche i bambini lì intorno, le piccole rz; ma le » R Ž «tuttavia non conoscono il plurale».

Il » R Ž «non si traduce. Esso fu tradotto prima della sua nascita. Etc.

Il »R Ž «, un breve bel titolo »uscito« da un famoso adagio nel quale le » R Ž « sarebbero piuttosto il »sono« che il »cogito«.

Il »R Ž «, un chiaro suono del corno alla entratura d’una raccolta di poesie del primo poeta serbo della Bosnia-Herzegovina che ha oltrepassato la frontiera della lingua francese all’incirca dal 1992.

(Kolia Micevic)

Pedrag Bjelošević

«poetry should be restored to its sources and to the beauty, wonder and magnificent feeling of awe occurring after poetry reading. I also agree that poetry should be separated from all sorts of banalisation and desecration for the sake of actuality through daily political subjects and a base poetic language close to the crowd».

Giorgio Linguaglossa

 Sia detto subito con chiarezza e a scanso di equivoci, Pedrag Bjelošević è tutt’altro che un poeta giocoso, ironico, istrionico o derisorio come potrebbe, sviandoci, far pensare il titolo »R Ž «, forse iniziali di parole inesistenti o, forse, di parole del tutto usuali di uso domestico. Bjelošević è un poeta che ha una spiccata consapevolezza della desertificazione significazionista che attinge oggi il linguaggio poetico e della necessità che questo veicolo espressivo debba essere profondamente rifondato. Il poeta serbo sa che oggi il linguaggio poetico si situa in un non-luogo, in uno Zwischen, in un framezzo, distante dai linguaggi comunicazionali con i quali commerciamo abitualmente e che corre costantemente il rischio di una irriconoscibilità. Il poeta serbo ha abbandonato per sempre l’idea di una poesia mimetica del reale, sa che quella via non è più praticabile, la mimesis è quella che oggi impiega la belletristica letteraria, il telemarket e la videocrazia. La poesia non ha più la funzione di rappresentare un mondo e neanche di purificare la lingua della tribù, come si diceva una volta, semmai la poesia ha oggi il compito di dentrificare il fuori e di fuorificare il dentro, proprio in virtù di quel suo situarsi nel «fra», nel «framezzo», né di qua né di là, in un senzatempo e in un senzaspazio, in una condizione precaria e instabile. Bjelošević non ha dubbio alcuno che la poesia più avveduta e rigorosa di oggi abbia perduto per sempre la funzione rappresentativa e rappresentazionale, e che sarebbe ipocrita e non avveduto pensare ancora nei termini della poesia elegiaca e minimalista che ancora imperversa in Occidente, quell’Occidente che un economista italiano ha brillantemente definito «la civiltà signorile di massa». Bjelošević sa che viviamo in una società signorile di massa, e quindi fa poesia ultronea: nomina una situazione verosimile per poi virare all’istante nel paradosso e nel sovra reale; la sua poesia scantona tra questi due estremi con naturalezza e ingegno, sa che l’ultroneo e l’abnorme sono le sole condizioni di possibilità che oggi ha il linguaggio poetico non convenzionale e non scontato. Il linguaggio poetico non ha alcuna possibilità di sopravvivenza se si consegna bendato alla deriva dei linguaggi comunicazionali e giornalistici, questo Bjelošević lo sa bene, ed opera di conseguenza, fa poesia esistenzialista ma nella maniera modernissima  della migliore poesia europea di oggi. Oggi forse la poesia non può non essere esistenzialista poiché ci troviamo nella condizione ontologica di disparizione della stessa possibilità dell’esistenza. L’esistenza è diventata impossibile. Così come del resto la poesia.

Predrag Bielosevic e Giorgio

Pedrag Bjelošević e Giorgio Linguaglossa, Banja Luka, 15 settembre 2019

 Disons-le immédiatement et clairement afin d’éviter tout malentendu, Pedrag Bjelošević est bien autre chose qu’un poète enjoué, ironique, théâtral ou dérisoire comme pourrait le faire penser le titre »R Ž«, peut-être initiales de paroles inexistantes ou, qui sait, de paroles absolument courantes et d’usage domestique. En effet Bjelošević est un poète qui possède une forte conscience de la désertification “significationiste” à laquelle puise aujourd’hui le langage poétique, et de la nécessité d’une profonde refondation de ce véhicule expressif. Le poète serbe sait que le langage poétique se situe aujourd’hui dans un non-lieu, un Zwischen, dans un entracte distant des langages de la communication à travers lesquels ils commercent habituellement et qui courent constamment le risque d’une méconnaissance. Le poète serbe a abandonné pour toujours l’idée d’une poésie mimétique du réel, il sait que cette route n’est plus praticable; la mimesis est ce qui emploie aujourd’hui l’embellissement littéraire, le télémarket et la vidéocratie. La poésie n’a plus la fonction de représenter un monde, ni de purifier la langue de la tribu, comme on disait autrefois; la poésie aujourd’hui a éventuellement le devoir de faire entrer l’extérieur et d’en extraire l’intérieur, exactement en vertu de sa position “entre”, ni ici ni là, dans une absence de temp et une absence d’espace, dans une condition précaire et instable. Bjelošević  n’a aucun doute sur le fait que la poésie actuelle plus avisée et rigoureuse a perdu pour toujours la fonction représentative et représentationnelle, et qu’il serait hypocrite et myope de penser à elle dans les  termes élégiaques et minimalistes qui sévissent encore en Occident, cet Occident qu’un économiste italien a brillamment défini “la société seigneuriale de masse”. Bjelošević sait que nous vivons dans une telle société, et fait par conséquent une poésie “qui va au-delà”: il révèle une situation vraisemblable pour virer immédiatement vers le paradoxe et le surréel; sa poésie tourne autour de ces deux extrêmes avec une habileté naturelle; il sait que “l’aller au-delà” et l’abnormal sont les seules conditions possibles aujourd’hui pour un langage poétique non conventionnel et non prévisible. Le langage poétique n’a aucune possibilité de survivre s’il se consigne aveugle à la dérive des langages communicationnels et journalistiques; Bjelošević le sait parfaitement et opère de façon cohérente: il écrit une poésie existentialiste, mais à la manière la plus moderne de la meilleure poésie européenne existante aujourd’hui. Aujourd’hui,  probablement, la poésie ne peut uniquement  qu’être existentialiste, car nous nous trouvons dans la condition ontologique de disparition de la possibilité même d’existence et survivance. L’existence est devenue impossible. Tout comme du reste la poésie.

(traduction par Edith Dzieduszycka)

Predrag-Bjelosevic 3

Predrag Bjelošević

Poesie scelte di Pedrag Bjelošević

Dieu, cecitè

au sommet d’une voûte un aveugle est debout
tandis qu’il éclaire le ciel de ses yeux
il éteint en nous les étoiles

l’ombre qu’il projette
boit les ténèbres du lac
sous la maison

les poissons sont agités
plus haut que la face de l’eau
ils bondissent

pour s’arroger les ténèbres

l’âme morte
d’un pêcheur
s’éleve d’un haut-fond pris par la glace

c’est elle ce vent-là
qui secoue les cheveux de l’aveugle
et au long de la rive guide le gens indignes

.
Le mur

un certain temps on remonte le cours de la rivière
jusqu’à la source
mais la source on ne la reconnait pas
comme si la source était ailleurs

puis on se précipite en direction de l’aval
afin de rattraper le temps qu’on a perdu
et ainsi jusqu’à l’embouchure
mais on ne reconnait pas l’embouchure
comme si l’embouchure était ailleurs

on s’en retourne alors pensif à la maison
des jours durant on contemple la même bosse sur un mur
jusqu’à distinguer au beau milieu son proper visage
est-ce le mur qui nous révèle un secret
ou bien montre-t-il seulement qu’on ne saurait le deviner

 

28.12.1992

quand la bougie s’éteindra en un clin d’oeil
j’espère encore même si tout menace
que de nobles tènèbres m’accueilleront

ténèbres qui voient tout Déesses des métamorphoses,

aux petites mains de reve
et je serai comme jadis
bercé par la peur en personne

 

29.12.1992

je m’èveille et je ne crois pas
devant moi encore un
thé
d’herbe sèche et de lyrisme

je grignote la biscotte du réel
claquent des balles sur le toit
je sens une erreur totale
aucune voie vers un accord dans l’univers

nous giclons dans les ténèbres tels le sperme
nous nous transformons en un Rien doté de parole
et qui tressaille tout enfiévré

tandis qu’il boit le thé d’herbe du lyrisme

Predrag-Bjelosevic 2

Predrag Bjelošević

Cauchemar, realitè, revolte du poème

j’ai fait un cauchemar nocturne
des poèmes crachaient sur moi
ils me jetaient des cailloux me sifflaient
j’étais attaché nu sur un terrain de jeux
à ne pouvoir en quitter le centre dans aucune direction
autour étaient alignés comme une rangée d’arbres
des gardiens en armes

depuis le Sud on chantait des poèmes
depuis l’occident on hurlait de la poésie
depuis l’Orient telle la cloche d’une église
protestait la poésie

de mes yeux je les écoutais
déjà cerné par un tas d’ordures
déjà enseveli sous des piècettes d’argent

à cet instant les matraques ont entamé de longs monologues
à cet instant les fusils ont entamé une récitation de vers monotones
à cet instant en refrains sont apparus des avions supersoniques
pilonnant mes oreilles insupportablement

quand déjà le stade tout entire fut mis à sueur et à sang
le pompiers de service firent leur entrée
projetant des tous cotés de l’eau de l’eau de l’eau
qui dans l’instant éteignit le spectacle porté au blanc
la soif des lèvres sèches aussi

Dieu – combine vivifiante est la nuit
oh – cauchemar combien tu es réel

(1994)

Ténèbres, liberté

quand règnent les Ténèbres
nous vivons librement

privés d’ombres

comme un chant
privé de mots

comme un corps
privée de rêve

et nous t’augurons

o mon Dieu
à notre propre image

.

Le Maître de la lumière

Le Maître de la lumière
les Ténèbres
s’observe soi-même
mais la face des ténèbres
lui est invisible

la face des ténèbres
se cache dans l’oeil des ténèbres
l’oeil des ténèbres
dans l’âme des ténèbres

quand l’Âme des ténèbres commence
à parler
le jour se lève

quand rêve l’Âme des ténèbres
son ombre est en sentinelle
au-dessus de nous

la nuit

et elle frémit
illuminée par les étoiles

Le Maître de la lumière
remarque alors
des rides astrales
sur son front

mais les gens

les gens tout comme
sa face il ne les a
pas encore vus

 

Peur de la lumière

plus éclatantes
que la lumière
seules les tènèbres

la lumière des ténèbres
on l’augure

la lumière des ténèbres
on la craint

alors que blotti dans les ténèbres
tu regardes vers le Tout

muette étincelle
chantant au fond de soi

avec l’ardent concert du ciel
espérant que le chant
intérieur de l’âme

éclairera les ténèbres

et en lui le très illustre
frère Rfffch
consacré à l’éclat de l’Omniscience

.
En nous, hors de nous

pas de ténèbres
de ténèbres
il n’y a plus
hors de Nous

les ténèbres
Nous ont approchés
pointent incandescents
des squelettes de planètes

.
Un entracte, s’il vous plait

cette représentation s’éternise
on doit y placer un entracte

on devrait y placer un entracte
pour qu’au moins les acteurs se changent et se reposent

y placer un entracte on le doit
pour que dans le public aussi on souffle et qu’on rouvre les yeux

ou ne serait-ce qu’un seul oeil
serait-ce seulement pour une bouffée d’air pur

tant de ténèbres n’est guère instructif
– o Seigneur –

tant de ténèbres aveugle
on ne peut rester spectateur sans entracte

 

on n’est plus capable de démeler

qui joue le personnage positif  et qui le negatif

qui sont les amateurs et qui sont les professionnels
dans ce spectacle ténébreux

le metteur en scène est un pale élève de Mondrian
faisant sienne l’intensité de la monotonie

et ainsi même ce petit point lumineux égaré
dans les totals ténèbres de la scène

apparait noir

cette représentation s’éternise
on doit y placer un entracte

les ténèbres gagnent aussi le public
fauteuils qui grincent luste de cristal qui tinte

je sens l’obscurité des applaudissement extorqués
faire bientot valser les cheveux sur les têtes

.
Oui, jai eu le tort de penser

oui – j’ai eu le tort de penser
que mes ténèbres ne nuisent à personne
que mes ténèbres vivent pour elles seules
que mes ténèbres n’ont pas un soleil en réserve

oui – j’ai eu le tort de penser
que mes ténèbres ne font heureux que moi
que mes tènèbres ne sortent pas de moi
que mes ténèbres vivent une vie d’astres
seulement en moi
oui – j’ai eu le tort de penser

c’est peut-être pour cela aussi qu’on ne voyait rien
dans mon existance jusq’à une nuit semée d’étoiles
qui tombaient du ciel sur le front de mes petites ténèbres naives
pour qu’elles aussi éclairées par l’astre de l’univers
puissant librement voguer parmi les pensées
des dieux de permanence penchés au-dessus

oui – j’ai eu le tort de penser
que mes petites ténèbres s’arracheraient à moi
pour s’élancer à la rencontre des cieux

mais les Ténèbres du cosmos
ont entrepris de se mirer dans les miennes
malheur au visage du cosmos
à face de mes ténèbres
je plains les entrailles de sa mère

oui – j’ai eu le tort de penser

(Sofia, 1999)

 

L’aveugle

je ne suis pas aveugle
je vois
les ténèbres
dans le miroir

 

Ržisme

le Ržisme est une quête du sens
dans l’aveugle objectivation du non sens
qui envahit le Tout

le Ržisme sui
à la trace l’ame du non-sens

il va impercetiblement armé d’un rasoir liquide
pour être près du duvet noir de sa propre idée
et pour s’en défaire

pou que le non-sens puisse devenir plus supportable
– o mes Frères Ržistes

[Choix et traduction du serbe Ljiljana Huibner-Fuzellier, Raymond Fuzellier]

Predrag njelosevic 1 Predrag Bjelošević (Banja Luka, 29 maggio 1953) è un poeta, drammaturgo e traduttore. Attualmente è direttore e direttore artistico del Teatro per bambini della Republika Srpska. La poesia di Predrag Bjelošević è oggetto di studio in diverse università slave in Europa, nonché nelle università di Berna e Amburgo come parte dello studio della poesia contemporanea dei popoli jugoslavi. Le poesie di Bjelošević sono presenti in molte antologie di poesia contemporanea serbe e bosniache, ha scritto poesie anche per bambini che sono state tradotte in molte lingue, tra cui in  italiano, francese, tedesco, polacco, russo , inglese, ceco, slovacco, ungherese, sloveno, macedone e bulgaro.

Ha conseguito un master in marionetta presso la National Academy of Motion Picture and Theatre Arts, Sofia, nel 1999. Su invito dell’Accademia slovena di letteratura e arte di Varna, gli è stato consegnato un opuscolo di adesione da un membro a pieno titolo dell’Accademia, che riunisce artisti di spicco dei paesi sloveni.

Bjelošević ha vinto numerosi premi e riconoscimenti. Il libro di poesie Gorka malt è stato premiato nel 1978. Riconoscimento della serata della poesia di Trebinje (Premio Dučić fino al 1974). Nel 1987 in occasione della pubblicazione del libro di poesie dall’Interspace, gli è stato assegnato un premio dall’Associazione degli scrittori per la Krajina bosniaca e nel 1996. Il sigillo del municipio di Sremskarlovac per Discorso, silenzio .

Per il libro di fiabe Walking senza testa,  lo stesso anno in cui è uscito, nel 2010, Bjelošević ha ricevuto il prestigioso premio per il miglior libro di fiabe serbo “Pavle Marković Adamov”. Nel 2013 ha ricevuto la Gran Fiction “Flying Feather” al Festival internazionale degli scrittori sloveni “Slovenian Embrace” a Varna ( Bulgaria ). Come parte della settima edizione dello stesso festival, a Bjelošević nel 2014  gli è stato assegnato un premio letterario, la prima e finora l’unica volta nel quale il premio è stato assegnato a uno scrittore della Republika Srpska .

Libri di poesie

Malto amaro, 1977.
Volto occipitale, 1979.
Il linguagio del silenzio, Selected Poems in Italian, 1982.
Grid and Dream, 1985.
Dall’Interspace, 1987.
Discorso, silenzio, 1995.
Water Shirt, Selected Poems 1996.
In Fear of Light, 2001.
Rye, canzoni selezionate in francese, 2002.
Shadow and Vault, 2005
» R Ž «, 2002

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17 risposte a “Pedrag Bjelošević,  Le » R Ž « Poesie scelte in traduzione francese, Editions »Kolja Micevic«, 2002 Commenti critici di Kolia Micevic, Philippe Tancelin, Giorgio Linguaglossa, traduction du serbe Ljiljana Huibner-Fuzellier, Raymond Fuzellier

  1. Il cieco

    Io non sono cieco
    io vedo
    le tenebre
    nello specchio

    Ržisme

    Il Ržisme è una ricerca del senso
    nella cieca obiettivazione del non senso
    che invade il Tutto

    Il Ržisme segue
    segue la traccia l’anima del non senso

    va armato impercettibilmente d’un rasoio liquido
    per essere prossima alla lanugine della sua propria idea
    e per disfarsene

    affinché il non-senso possa divenire più sopportabile
    – oh miei fratelli Ržiste

    La poesia di Predrag Bjelošević è una ricerca del senso nel mare del non-senso della nostra civiltà globale. Il Ržisme è una vera e propria poetica. Il poeta serbo si è dotato di una poetica per fare poesia, la poetica è il binario all’interno del quale può stare la poesia senza deragliare in ciarla e in vagheggiamenti sentimentali. In questa accezione, Bjelošević intende il Ržisme, una poetica che si muova nella direzione di una nuova ontologia estetica.

    L’aveugle

    je ne suis pas aveugle
    je vois
    les ténèbres
    dans le miroir

    Ržisme

    le Ržisme est une quête du sens
    dans l’aveugle objectivation du non sens
    qui envahit le Tout

    le Ržisme sui
    à la trace l’ame du non-sens

    il va impercetiblement armé d’un rasoir liquide
    pour être près du duvet noir de sa propre idée
    et pour s’en défaire

    pou que le non-sens puisse devenir plus supportable
    – o mes Frères Ržistes

  2. Sarei davvero curioso di affidare ad uno di questi computer quantici il compito di «fare» una poesia adatta ai nostri tempi. Forse davvero un computer ci supererà nella poiesis?

    A proposito dei computer quantici

    Un computer quantico (o quantistico) è qualsiasi dispositivo per il calcolo che fa uso diretto di fenomeni meccanici distintamente quantistici, come la sovrapposizione e l’entanglement, per eseguire operazioni sui dati.

    In un computer classico (o convenzionale), le informazioni sono memorizzate come bit; in un computer quantistico, è memorizzato come qubit (bit quantici).

    Il principio di base del calcolo quantistico è che le proprietà quantistiche possono essere utilizzate per rappresentare e strutturare i dati e che i meccanismi quantistici possono essere ideati e costruiti per eseguire operazioni con questi dati.

    Sebbene il calcolo quantistico sia ancora agli inizi, sono stati condotti esperimenti in cui le operazioni di calcolo quantistico sono state eseguite su un numero molto piccolo di qubit.

    La ricerca in entrambe le aree teoriche e pratiche continua ad un ritmo frenetico e molte agenzie di finanziamento militari e del governo nazionale supportano la ricerca di calcolo quantistico per sviluppare computer quantistici per scopi di sicurezza sia civili che nazionali, come la crittoanalisi.

    Se possono essere costruiti computer quantistici su larga scala, saranno in grado di risolvere alcuni problemi in modo esponenzialmente più veloce di qualsiasi dei nostri computer classici attuali (ad esempio l’algoritmo di Shor).

    I computer quantici saranno il futuro in qualunque ambito, dalla scienza all’economia, all’estetica…. E come ogni rivoluzione…

  3. Civiltà signorile di massa“. Una provocazione quella dell’economista o un sintomo di quanto alcune entità sociali o culturali, siano (loro malgrado – anche per condizione economica e posizione sociale) a un livello di distanza stratosferico dalla massa. Quale massa, poi? E qui potrebbe aprirsi un bel discorso. Una massa ondivaga e spesso ignorante, senza più identità (anche plurali), a cui si fa riferimento alternato per scopi e interessi diversi? Non esiste più signorilità, né civiltà, caro economista, nemmeno nell’arte. Qualcuno può illudersi di stare a un livello sopraelevato, da cui guardare, ma è pura illusione. L’unica signorilità a cui si può credere è quella della sopravvivenza, dell’ “esistere” a prescindere dai terreni di coltura, e che non ha paura di sporcarsi le mani nella realtà vera, e non immaginata. La vera rivoluzione (auspicabile) è quella che promuove l’accrescimento culturale e civile di tutti, in particolare di chi rischia la marginalizzazione e il disagio. Questa è l’unica esistenza possibile, anche per i poeti, gli intellettuali, gli artisti… (possono dirsi tali, se stanno su torri d’avorio? Non potrebbero avere vita lunga…) Mi pare che su questo ci sia della condivisione, saluti a tutti.

  4. Inserisco anche una mia poesia, ispirata a una performance dell’artista Marina Abramovic.

    L’artista è presente

    Dall’armatura vuota
    il clangore dell’articolato.
    E il lucore silenzioso del riposo
    che salta agli occhi.

    L’artista non c’è.

    Nella terra (e terra sia)
    si scava la fossa per il morto.

    Che non scenda egli stesso e si sotterri!

    L’artista è presente.

    Una lacrima per uno dei molti. Perché?
    Era l’amato, ecco perché. Il dono del pianto
    prima che voi ve ne andiate.

    Grazie per questo spazio. L’artista è presente con il suo vissuto e la sua poetica. Si parte dal vissuto, dallo sguardo sul mondo che si dà a noi, per andare oltre, per andare incontro.

    • cara Paola Renzetti,

      Predrag Bjelošević è un poeta esistenzialista, fa una poesia dell’esistenza. Tutti noi facciamo una poesia che ci parla dell’esistenza, tutto il resto non ci interessa. Non interessa la poesia di paesaggio, la poesia chiacchiera, la poesia commento, la poesia glossa, la poesia giornalistica, la poesia acquerello… quindi la mettiamo tra parentesi. Che cos’è la poesia dell’esistenza? È un evento. Che cosa significa? Significa questo: una cosa ci appare e ci si rivela come un colpo di fulmine. Ad esempio in questa quartina di Bjelošević si dice:

      Le mur

      un certain temps on remonte le cours de la rivière
      jusqu’à la source
      mais la source on ne la reconnait pas
      comme si la source était ailleurs

      *

      a un certo momento si risale il corso del fiume
      fino alla sorgente
      ma la sorgente non la si riconosce
      come se la sorgente fosse altrove

      Qui siamo davanti ad una rivelazione del quotidiano. Si badi: non ad una poesia del quotidiano ma ad una rivelazione del quotidiano, che non è la stessa cosa. La poesia che prende a proprio metro e tema l’esistenza vuole intercettare i momenti di spaesamento e di estraneazione dell’esistenza. Quelli lì sono essenziali.

      Le poesie di vari autori postate da Gino Rago sulla problematica dello «specchio» vogliono essere un contributo in questa direzione, ma si rischia di perdere di vista il problema di che cosa la poesia vuole rappresentare. Molto spesso in queste poesie si perde di vista il momento cruciale, i momenti apicali, significativi dell’esistenza, ci si perde in divagazioni, in descrizioni di uno stato d’animo generico, quando invece sarebbe fondamentale cogliere l’attimo della temporalità di una esperienza significativa, come fa Bjelošević ad esempio il quale inizia le sue poesie come in sordina scrivendo «a un certo momento» quasi che si stesse parlando di un evento routinario e generico… ma ecco che subito dopo c’è l’irruzione della nominazione dell’Evento significativo: «si risale il corso del fiume fino alla sorgente». Ecco, qui accade qualcosa di imprevisto e di imprevedibile: «ma la sorgente non la si riconosce».

      E tutto cambia. Si apre uno squarcio nella esistenza quotidiana. E tutto non è più come prima. C’è un momento nel quale qualcosa che non sapevamo ci si rivela. È questo il punto significativo di una poesia, di una poesia esistenzialista.

      Nella tua poesia c’è la preparazione dell’Evento significativo, a cui però non segue l’evento:

      Dall’armatura vuota
      il clangore dell’articolato.
      E il lucore silenzioso del riposo
      che salta agli occhi.

      Per inciso io modificherei la quartina in un distico, con il che mi sembra che si ottenga una precisione maggiore:

      Dall’armatura vuota, il clangore dell’articolato.
      È il lucore silenzioso del riposo che salta agli occhi.

      A questo punto la poesia dovrebbe metterci davanti alla presenza di un Evento che squarcia la routine del quotidiano. È in questo punto che la poesia non riesce ancora a cogliere il centro. penso che tu debba lavorare su questo punto.

      Bjelošević è un poeta di grande sensibilità linguistica e di appercezione, le sue poesie sono come dei registratori che registrano le minime scosse di assestamento che attraversiamo quotidianamente nella nostra esistenza. Tutto qui. Il compito del poeta è raffigurare questi momenti apicali (significativi per noi) in cui qualcosa esce dal buio della non appercezione e si mostra alla visibilità. Ecco quello che volevo dire quando ho scritto la frase: «La Poesia è Evento».

      • Grazie Giorgio, per la tua lettura critica! Credo che il percorso che tu indichi, sia già in qualche modo, in sintonia con il mio. Credo che non si dia mai un punto di arrivo, se è l’Evento che ci interessa. Sempre un avvicinarsi, quello sì. Considero il mio testo, abbastanza riuscito, perché la rivelazione (Evento) è la presenza “vera” dell’artista, per quello che è, in un aspetto profondo e vitale della sua esistenza, della sua affettività, del suo pensiero (avevo davanti la Abramovic – a proposito di “specchi”) Tu mi confermi (anche attraverso la poesia di Predrag Bjelošević) che a questa presenza, si perviene, passando (attraversando) l’assenza, lo spaesamento, la perdita. Può essere un colpo secco (di fulmine – insight) a volte, oppure un “passaggio” più o meno graduale, per giungere a quell’unica e sempre parziale, rivelazione.

        • Dopo la fine della metafisica rimane la tecnica. Il luogo che la poesia dovrà pensare è, dice Heidegger, der Sache selbst (la Cosa stessa); e qual è questa cosa misteriosa che la poesia deve pensare dopo la fine della metafisica? Risponderei che è il Dentro, ciò che deve essere dentrificato, e il Fuori, ciò che deve essere fuorificato. Dentro e Fuori sono le due polarità che si scambiano di posto continuamente, entro le quali il pensiero poetico deve pensare la poesia come il moto del pendolo che va da un qui a un là. E in questo percorso del pendolo è l’esistenza. Il segreto dell’esistenza che il pensiero poetico deve perseguire è questa Cosa misteriosa (der Sache selbst), questa Cosa che va dentrificata e fuorificata. Ecco perché la poesia della fine della metafisica non può che essere la poesia dell’esistenza. O meglio, dell’impossibilità dell’esistenza.
          Ma per far ciò occorre mirare ad una lontananza ancora sconosciuta, che bisogna in primo luogo almeno intravvedere, almeno come orizzonte e che può essere aperta solo grazie alla immagine. Là dove la parola manca occorre rivolgersi alla immagine.

          La di-svelatezza nomina «quel luogo della quiete (den Ort der Stille), che raccoglie in sé ciò che solo concede disvelatezza (Unverborgenheit)»1; questo luogo viene da Heidegger chiamato «radura dell’Aperto», Lichtung. Riprendendo il concetto goethiano di Urphaenomen, (fenomeno originario), Heidegger intende dire che qui non si ha a che fare con una semplice rappresentazione, ma con un fenomeno che «ci pone davanti il compito di apprendere, interrogandolo, da esso, cioè di lasciarci dire da esso qualcosa».2

          Pertanto, la Lichtung viene da Heidegger intesa come quel luogo che permette tanto la possibilità di ogni apparire quanto il venir meno della presenza, un luogo che, parafrasando Husserl, scopre ed insieme occulta; Heidegger difatti precisa che l’alétheia noi dobbiamo pensarla come la «Lichtung, che sola concede essere e pensiero, il loro esser-pre-sente (Anwesen) l’uno all’altro e per l’altro».3

          1 M. Heidegger, La fine della filosofia e il compito del pensiero in,Tempo ed essere, cur. E. Mazzarella, Napoli, Guida, 1998, p. 173 p. 186.
          2 Ivi, p. 184. Scrive Heidegger ne Il principio di ragione, che «l’essere, nello svelarsi, custodisce il suo proprio, nella misura in cui l’essere, in quanto svelarsi, al tempo stesso si vela. Il velarsi, la sottrazione, è un modo in cui l’essere perdura in quanto essere, si destina, si concede», Id., Il principio di ragione, cura. F. Volpi, Bergamo, Fabbri Editori, 2004, p. 124.
          3 Id., La fine della filosofia e il compito del pensiero cit., p. 187

  5. gino rago

    Predrag Bjelošević
    Il cieco

    Io non sono cieco
    io vedo
    le tenebre
    nello specchio

    Gino Rago (a cura di), AA. VV., Poesia Contemporanea Internazionale verso il Paradigma dello Specchio (un progetto editoriale di prossima pubblicazione)

    Prefazione

    Lo specchio come metafora stessa della filosofia, come dolore o lutto del «ciò che è stato, ciò che è, ciò che sarà», senza sorvolamenti sulla mitologia e sulle lotte senza tempo Narciso-Eco- specchio d’acqua e immagine riflessa di sé della quale non è poi difficile innamorarsi. Su alcuni degli aspetti ruotanti intorno al paradigma dello speculum Giorgio Linguaglossa, meditando sullo specchio, anche come metafora della filosofia, scrive:« Che cos’è lo specchio, per la filosofia è ancora un mistero. Che cos’è? Un nulla? Un qualcosa?. O l’uno o l’altro.

    Mi si dice che non è né l’uno né l’altro, che non è né un nulla né un qualcosa. Bene, e allora cos’è? E perché ci inquieta così tanto?. Il mito di Narciso ci dice qualcosa, ma qualcosa che narra dell’io, del sorgere della consapevolezza dell’io, il primo bagliore dell’autocoscienza; con il che diventiamo duali: io e l’altro, io e il mio riflesso.

    Ma, ci chiediamo, c’è dell’altro? Se rivolgo lo specchio verso il cielo, vedo il cielo, se lo rivolgo verso il mare, vedo il mare. E allora? Allora, direi che lo specchio ci rivela qualcosa, qualcosa di essenziale, che io, il cielo, il mare, le nuvole e tutte le cose che stanno nel mondo sono, siamo un effetto di specchio… anche i nostri occhi sono uno specchio, nell’occhio si riflettono tutte le cose del mondo, così quando io guardo uno specchio è come se uno specchio fosse posto davanti ad un altro specchio: lo specchio dei miei occhi specchia il nulla che è in me e che è nello specchio, il nulla fatto di pieno, di cose piene. E allora non possiamo non giungere alla conclusione che lo specchio è un nulla che riflette un altro nulla.

    Direte voi, e allora lo specchio è uno zero? No, perché lo zero è un numero e, posto lo zero, implicitamente pongo tutti i numeri. E allora non resta che riconoscere che lo specchio è un nulla che ci rivela il nulla di tutte le cose. La vertiginosa abissalità dello specchio ci conduce vicino all’esperienza del nulla che è qualcosa, qualcosa fatto di nulla…

    Che cos’è lo specchio? E perché ci riguarda da vicino?

    Che cos’è l’ombra? Che cos’è l’ombra riflessa nello specchio?

    Davvero inquietante».

    Linguaglossa conferma così la natura aporetica dell’oggetto-specchio, secondo l’idea di T. W. Adorno, in Dialettica negativa, Einaudi, 1970, pag. 68: “ Lo specchio è un concetto aporetico per eccellenza, perché converte il più concreto nel più astratto, e quindi il più vero nel più falso. In ciò lo specchio è l’esatto contrario dell’essere, concetto anch’esso aporetico in sommo grado, perché quest’ultimo «trasforma il più astratto in più concreto e quindi più vero»”.

    *

    Silvana Baroni

    Persa e ritrovata

    Semplice, più che semplice
    si tratta di allontanarsi e tornare
    che non è altro che attraversare – di questo si tratta.
    Sul bordo dello specchio schivo il taglio
    un colpo di reni e libera! carne igienica finalmente!
    Così da non rispondere all’insistente centralino
    e smetterla d’appassire nella solita poltrona
    a dire al gatto che il filosofo è un disperato assassino
    d’omicidi ininterrotti.
    Oh vitreo viso! Alveo di buio da cui risorgere!
    Certo che mi vedo! Ho la faccia dei miei morti
    sono il sosia d’una comunità di conclusi.
    Eppure esito, che il sentimento è un lusso
    preferisco negarmi,
    farmi vedova d’oscura innocenza
    tornare all’immagine sbaciucchiata, persa
    e ritrovata da labbra settembrine
    che nel fascio di luce dello specchio
    ancora sono gesti
    a garanzia d’accoglienza, giusto il tempo
    di stringermi ad ogni loro dettaglio.
    Scivolo nei bulbi, attraverso il diametro delle sfere
    mi perdo nel tempo perso dalla luna, nel riflesso di lei
    che ancora vuole che io sia.

    *

    Giuseppe Gallo

    Lastre a specchio

    Sullo sfondo il palazzo di ferro e cemento
    ha una parete di vetro con la polvere addosso
    rivolta ad oriente per riscaldarsi al sole.
    E su e giù e a destra e a sinistra altre lastre a specchio
    anch’esse annerite.
    Ogni tanto un riflesso
    un luccichio maturo di tramonto.
    Puntando gli occhi a volte
    ci incontriamo in quel balenio,
    raro come una chiara pupilla,
    e ci sembra in quell’istante il mondo,
    con le cose e la materia,
    un lampo.
    Il crollo del nel nostro destino

    *

    Mauro Pierno

    Avvenne per acclamazione.
    Ricevettero tutti quanti palette riflettenti.
    Le uniformi regolari anche.
    Ai polsini led intermittenti.
    Tutti avrebbero fermato tutti.
    Si posizionarono.
    Fu convenuto un unico fischio,
    un richiamo morbido.
    Un fruscio incontrollato di uccelli.
    E avvenne

    *

    Lorenzo Pompeo

    Specchio, specchio delle mie brame
    restituisci il contorno
    a questa pletora di fantasmi,
    questo sciame di profilattici,
    questo almanacco di sembianze
    aggrappate a una molletta,
    questa vita sciupata,
    neoplastici arabeschi
    che si moltiplicano
    all’ombra di sillabe stanche.
    Specchio delle mie brame
    raccogli i riflessi
    di quel muro annerito
    su cui sono venuto su,
    rampicante docile e tenace,
    per celebrare ancora
    le menzogne del volto.

    *

    Ghiannis Ritsos

    [da Crisotemi]

    ” […] In una grande stanza disabitata era appeso da anni
    un antico specchio dalla cornice d’oro. In quella stanza
    non entrava nessuno. Là dentro gettavano alla rinfusa
    tutto il vecchiume inutile – lampade, poltrone, candelieri, tavolini,
    ritratti di antenati e altri di generali deposti, di poeti, filosofi,
    vasi di cristallo dalle forme strane, treppiedi, bracieri di bronzo,
    grandi maschere di gesso o di metallo, e altre piccole di velluto nero,
    teste imbalsamate di cervi e fiere, uccelli
    multicolori impagliati, azzurri e d’oro, dai becchi adunchi-
    di cui ignoravo il nome-
    attaccapanni, armature, consolle e tende pesanti,
    di solito color porpora o verde scuro. Quello era il mio rifugio.

    C’era un odore di stoffa tarlata, di polvere e frescura. Dunque,
    lo specchio, appeso in alto sul muro, concentrava tutta quanta la luce-
    era l’occhio
    della stanza cieca piena di anfratti.
    Quell’occhio
    regnava calmo e intramontabile sull’inservibilità e la desolazione,
    anzi le immortalava; – memoria sacra nell’oblio profondo.
    Una sera,
    salii su un baule e mi guardai allo specchio; – non vidi niente –
    niente, soltanto luce – una luce oscura, come fossi io stessa
    tutta quanta di luce – e lo ero veramente. Compresi, allora,
    (o forse ricordai) ch’ero sempre stata luce. Un ragno
    passeggiava sul chiarore dello specchio e sul mio viso. Non
    mi spaventai affatto” […]

    *

    Umberto Saba

    Lo specchio

    Guardo un piccolo specchio incorniciato
    di nero,
    già quasi antico, semplice e severo
    a un tempo.
    Una fanciulla –
    nude l’esili braccia – gli è seduta
    di contro. Ed un ricordo
    d’altri tempi mi viene, mentre in quello
    seguo le sue movenze e come al capo
    porta le braccia, e come ai suoi capelli
    rende la forma dovuta. E il ricordo
    narro a mia figlia, per diletto:
    «Un giorno
    fu che tornavo di scuola. Il maestro
    ci aveva fatta ad alta voce e come
    allora usava, una lettura. Immagina
    un bambino che va solo in America,
    solo a trovare sua madre. E la trova
    sì, ma morente. Che se appena un attimo
    ritardava, era morta. Io non ti dico
    come a casa giungessi. E quando, vinto
    dai repressi singhiozzi, apro la porta
    e volo incontro a mia madre, lei vedo
    al tuo specchio seduta, nello specchio
    il primo suo capello bianco.
    Forse
    – oggi lo so – forse non era solo
    amore il forsennato, il doloroso
    affetto che per lei sentivo. Forse
    altra cosa era in me che sì alla vista
    mi feriva di quel presagio mesto.
    E piansi, stretto a lei piansi sì forte,
    ch’ella dovette al fin sgridarmi.
    Ed ecco
    tu ridi adesso, e anch’io ne rido, o quasi,
    ma non quel giorno, o quelli poi».
    «Non rido,
    babbo di te – mi risponde -; ma tanto
    s’era a quei tempi, o eri tu solo tanto
    stupido?»
    E getta le braccia intorno al mio collo e mi bacia,
    e dallo specchio e da me s’allontana

    *

    Charles Simic

    Specchi e miracoli

    Specchio pesante trasportato
    Sull’altro lato della strada,
    Mi inchino a te
    E a tutto quello che in te appare
    Per un momento
    E mai più allo stesso modo:
    Questa strada col suo cielo rosa,
    I casamenti grigi messi in fila,
    Un cane solitario,
    I ragazzini sui pattini a rotelle,
    Una donna che compra i fiori,
    Uno che sembra perduto.
    A te, specchio incorniciato d’oro
    E trasportato dall’altro lato della strada
    Da qualcuno che nemmeno riesco a vedere
    E al quale, inoltre, io mi inchino.

    *

    Antonio Spagnuolo

    “Contro lo specchio”

    Sono frammenti di scritture anche le schegge
    nella falce di luci sulle guance,
    ove il rosa è sbiadito con il tempo.
    Contro lo specchio
    suoni e colori cercano l’assurdo
    gettato alle dita attraverso quei gesti,
    uncinati al fulgore del desiderio,
    e tu curva infinita rimani nel nulla
    a coniare leggende.
    Hai disperso i segreti , le lusinghe , i coltelli
    fra le ombre assediate dai riflessi,
    fino a sbiancare nelle pupille irrequiete
    il cristallo che compone figure.
    Improvvisa farfalla finisci nelle ombre
    ove tace disperato ogni segno.
    Resta solo il velo dell’attesa
    in vertigini e disperde
    o frantuma il silenzio tra le figure
    dell’infinto splendore del niente.
    La mia furia attraversa il proibito,
    che divora me stesso ed abbandona
    le offerte ricucite.
    Scivolando in preghiera,
    vana promessa di un frasario imprudente,
    oltre la cieca impazienza, confondi i rimandi.

    *

    Giuseppe Talìa

    Speculum

    Morirò su questa cyclette
    lo sento dal battito del cuore
    e da questa gronda di sudore
    che mi cola dalla fronte
    come il sangue del Cristo.

    Il mio specchio è un retrovisore.

    Una Venere lotta con il tapis roulant.
    Le conto le costole.
    Ne mancano due all’appello,
    quelle fluttuanti sul decorso
    obliquo del Summa Theologiae.

    Mi riempie gli occhi
    ma non posso fermarmi
    – sarebbe una sconfitta –
    nonostante avverta una fitta.

    Imposto il programma a barre intermittenti.
    Zompo come una marionetta.
    Respiro attraverso la cuffietta.

    Arriva, arriva il vento!
    Si specchia nello specchio:
    Anemosssss
    Kathorossss

    Una lunga fila nella sala attrezzi
    del purgatorio.
    Gli abbonati alla tortura
    sferrano attacchi ai pesi,
    ai manubri, ai dischi contesi.
    I corpi si bilanciano,

    entrano in trazione;
    alzano e abbassano maniglie
    in un rumore di ferraglie.

    Lo specchio a cui tutti si specchiano:
    l’inferno-out, il paradiso-in.

    E’ una via crucis lo spin
    asciugamano e bottiglietta- biberon.

    Morirò su questo vogatore, lo sento
    quando l’istruttore- Caronte- moggio
    mi incita a non cedere il passo
    a superare l’orlo del collasso.

    L’esercizio terminerà tra qualche minuto.
    Premere un tasto qualsiasi per continuare.

    Secondo voi che faccio?

    *
    Conclusioni

    Più di una volta ci siamo soffermati sulla dialettica problematica uomo-immagine-specchio. L’immagine allo specchio ci rivela il nostro sembiante come un «gioco» di significanti e di significati, di codici e di geroglifici inscritti tra le pieghe del nostro volto […] Un contesto di «gioco» nel quale la Parola, nel suo significato, rischia di farsi ambigua.

    Da questa ambiguità trae l’origine il «lutto» e da questo l’ impedimento al pieno dispiegarsi dell’adempimento nel tempo della «Storia».

    La storia individuale è quindi una ripetizione del «gioco luttuoso» del Trauerspiel, ripetizione infinita della rottura, della non congiungibilità tra suono e significato, della differenza tra significante e significato, del permanente rischio di parlare tramite la ciarla, facendo scadere la parola a chiacchiera se non a urlo gutturale da caverna.

    Da uno studio puntuale condotto sul tema “Autotrasparenza e Autoriflessività” Linguaglossa precisava: «[Autrasparenza e Autoriflessività] sono due momenti dello «specchio» intorno ai quali ruota la rappresentazione nel Moderno. La rappresentazione si fa rappresentazione di sé, si duplica, si mostra nella trasparenza e nel riflesso allo specchio, mostra la propria struttura riflessiva e, nello stesso tempo, mette in atto un rapporto con il soggetto della rappresentazione di cui smarrisce la genesi; il soggetto si mostra «barrato» nella elisione, direbbe Lacan*, indicando in tal modo la lacuna intorno a cui si costituisce la rappresentazione, lacuna che colpisce, a ritroso, il soggetto, elidendolo. Così, il linguaggio tende al metalinguaggio e l’io tende al meta-io.

    L’atteggiamento giubilatorio del bambino davanti allo specchio è, per Lacan, la seduzione dello specchio, la fascinazione in cui si produce quello sdoppiamento nel soggetto per cui l’immagine riflessa diventa l’emblema nel quale il soggetto si riconosce e si identifica. Si è colti in imago prima ancora come persona, si è catturati dall’immagine statuaria che si produce sulla superficie dello specchio. Il corpo è la sede dell’ingovernabilità, in balia dell’altro e della propria inibizione motoria. Il corps morcelé è l’espressione che Lacan utilizza per descrivere questo stato. Il «corpo-in-frammenti», è l’altro polo di questo processo che detta le regole, da un lato, alla disgregazione del soggetto tra la sua immagine unitaria, ortopedica, come dice Lacan, in cui il soggetto si aliena, e la frammentazione che rivela al soggetto il soggetto.

    Lo specchio è quel luogo in cui il soggetto scopre la sua alienazione primaria e in cui accade qualcosa che appare nel registro della finzione: la formazione di sé nell’immagine».

    * M. Foucault, Les Mots et les choses, Gallimard, Paris 1966; trad.it. Panaitescu E., Le parole e le cose, Rizzoli, Milano, 1967 .

    Anche su questi precisi aspetti che ruotano intorno al paradigma poetico-speculativo dello specchio i nove poeti, estratti dalla antologia di prossima pubblicazione, Silvana Baroni, Giuseppe Gallo, Mauro Pierno, Lorenzo Pompeo, Ghiannis Ritsos, Umberto Saba, Charles Simic, Antonio Spagnuolo, Giuseppe Talìa, pronunciano una parola nitida, diretta, icastica, nella consapevolezza che a uno specchio e alla immagine che esso riflette ci si può accostare nella verità o nella vanità, o nella pazienza…

    (Gino Rago)

  6. gino rago

    La poesia di Predrag Bjelošević oggi proposta da Giorgio Linguaglossa su questa pagina de L’Ombra mi ha ricordato, soprattutto nei componimenti brevi, quella di Charles Simic di cui lo stesso Linguaglossa a lungo si è occupato.
    I quattro versi folgoranti de Il cieco

    Predrag Bjelošević
    Il cieco

    Io non sono cieco
    io vedo
    le tenebre
    nello specchio

    mi hanno risospinto verso l’estetica del paradigma dello specchio…

    (gino rago)

    • gino rago

      Gino Rago (a cura di), Poesia Contemporanea Internazionale verso il Paradigma dello Specchio, (Seconda parte di un progetto editoriale di prossima pubblicazione)

      (da uno stralcio della) Prefazione

      Gran parte delle ragioni che mi hanno spinto a indagare nella poesia contemporanea, e di questa, che propongo, antologizzata, perché per me la più avanzata sul piano dello stile e del lavoro di scandaglio fatto dai poeti scelti sul logos nel loro confronto lirico-dialettico con il paradigma dello specchio, è condensata
      – da un lato in questa breve riflessione sulla estetica dell’architettura contemporanea che qui riporto

      «[…]La brillantezza di molti edifici contemporanei può essere espressa attraverso l’immagine di uno specchio che riflette ciò che sta intorno, impedendo ogni contatto tra interno ed esterno. Ciò porta verso uno scenario articolato e ambiguo, che rappresenta il punto di contatto tra la riflessione architettonica e le formule sempre più spettacolarizzanti della comunicazione mediatica. L’estetica che prende forma da questo “paradigma dello specchio” perde il suo riferimento a una nozione pubblica e condivisa di bellezza, a favore di una sua considerazione come oggetto di scambio individuale. Il concetto di “i-Aesthetics” prova a sintetizzare tale quadro, che diventa sempre più influente in riferimento al giudizio sull’architettura e al legame complessivo che instauriamo con lo spazio»;

      – dall’altro, in questa missiva a me diretta da Giuseppe Talia:

      «Caro Gino Rago, è molto interessante questa indagine sullo specchio che stai conducendo in queste pagine. Che cosa è lo specchio se non la storia delle generazioni che si succedono nel corso del tempo. E’ impossibile esprimere – scrive Tarkovskij – la sensazione finale che questo tipo di ritratto produce su di noi. Secondo Lacan, attraverso lo specchio il bambino arriva, attraverso varie fasi, a riconoscere se stesso separato dagli altri e di conseguenza prende coscienza di sé. Ciò che si verifica davanti allo specchio è la costituzione del proprio Io. Il riflesso speculare ricopre per il bambino il ruolo che il Doppio assume per il conflitto narcisistico nell’adulto. Questo testo che ti sottopongo è interamente calato nell’odierno narcisismo, nella doppiezza in cui però la costruzione del proprio Io porta con sé una malattia: la metafora di Nietzsche sul cammello, per esempio. La passione per la libertà, la passione per la creatività, come afferma Massimo Recalcati, non è la passione fondamentale, la passione fondamentale che orienta la vita umana è la passione per le catene[…]».

      Altre ragioni non meno urgenti a sostegno della idea o volontà di indagare la Poesia contemporanea verso il paradigma dello specchio derivano direttamente dalla domanda che Giorgio Linguaglossa pone alla filosofia:
      «C’è una differenza ontologica fra l’immagine allo specchio e l’immagine che sta nella mia testa?», partendo dalla Dialettica negativa [pag.68] di Adorno che scrive: «Lo specchio è un concetto aporetico per eccellenza, perché converte il più concreto nel più astratto, e quindi il più vero nel più falso». In ciò, conclude Linguaglossa:« lo specchio è l’esatto contrario dell’essere, concetto anch’esso aporetico in sommo grado, perché quest’ultimo trasforma il più astratto in più concreto e quindi più vero».

      I poeti antologizzati hanno in comune una cifra che nella scelta operata è stata per me decisiva: la tensione metafisica, se non mistica, che emerge dai loro versi. Cifra che induce questi poeti a confrontarsi con il mondo visto da uno specchio attraverso il quale scorre la vita misurandosi con l’indicibile, ma senza la pretesa di possederne le risposte. Sotto lo sciame degli aerei da bombardamento, il lettore continui a tagliare il suo cocomero[…]

      *

      Predrag Bjelošević
      Il cieco

      Io non sono cieco
      io vedo
      le tenebre
      nello specchio

      *

      Jorge Luis Borges
      Gli specchi

      Io, che sentii l’orrore degli specchi
      non solo in faccia al vetro impenetrabile
      dove finisce e inizia, inabitabile,
      l’impossibile spazio dei riflessi

      ma in faccia all’acqua specchiante che copia
      l’altro azzurro nel suo profondo cielo
      che a volte riga l’illusorio volo
      d’uccello inverso o agita un tremore

      e avanti alla distesa silenziosa
      del sottile ebano la cui tersura
      ripete come un sogno la bianchezza
      d’un vago marmo o d’una vaga rosa,

      oggi al termine di tanti e perplessi
      anni d’errare sotto varia luna,
      mi chiedo quale caso di fortuna
      volle che io paventassi gli specchi.

      Gli specchi di metallo, il mascherato
      specchio di mogano che nella bruma
      del suo rossastro crepuscolo sfuma
      il volto che mirando è rimirato,

      infiniti li vedo, elementari
      esecutori d’un antico patto,
      moltiplicare il mondo come l’atto
      generativo, veglianti e fatali.

      *

      Annalisa Comes
      Specchio

      Che rimandi oggi?
      Chi rimandi a me?
      In piedi, in punta di piedi
      guardo, controllo, domando.

      Niente da indossare per i giorni
      di festa.
      Nessuno spettacolo.
      A nessuno il sorriso.
      A nessuna – il testimone dell’alba e
      notte. Specchio, curva, immagine e
      fantasma.

      *
      Edith Dzieduszycka
      Lo specchio nello specchio…

      La luce venne accesa
      Lo specchio nello specchio
      ora si rifrangeva
      Una frattura oscena lo deturpava
      Rimanere nell’ombra avrebbe preferito
      non gli fu dato scelta
      A piegarsi costretto
      all’infinito quella ferita
      avrebbe riflettuto
      Altre facce passando
      di breve lampo accese
      turbavano le acque
      prima d’allontanarsi
      D’argento non brillava
      lo stagno ma di piombo
      Scagliate da lontano
      le pietre – arme improprie –
      cadevano crudeli con grida di dolore
      Di sanare lo specchio
      nessuno si curava
      Le fratture – si sa –
      sono pronte a scavare
      nel letto addormentato
      ferite più profonde

      Zbigniew Herbert
      Lo specchietto

      Cosa riflette lo specchietto sul bordo del tavolo:

      lo specchietto riflette il soffitto
      il prato bianco dei desideri

      e anche
      l’angolo della stanza
      lo sparviero rinsecchito

      la biblioteca la farmacia
      con le fiale per la tristezza

      metà di una vecchia riproduzione
      piena di rossi frastuoni
      sotto un cielo molto sottile

      cosa riflette lo specchietto

      un pettine
      e una ciocca di capelli

      un pennino schiacciato
      e una penna picchiettata

      se lo specchietto fosse una stella
      rifletterebbe il vigile sonno dei pianeti

      rifletterebbe la faccia chiara del sole
      l’irradiamento dello spazio
      l’etere e l’argento

      il conto di una saggezza distante
      se lo specchietto fosse una stella
      rifletterebbe
      la splendida terra rotonda
      con le chiome canute delle eclittiche

      ma non c’è di che disperarsi
      non c’è niente da rimpiangere.

      *

      Letizia Leone
      Paradigma dello specchio

      Chi è la più bella?
      Chiedeva allo Specchio. Buco igneo
      Nicchia di raffreddamento di tutte le brame.
      E si vedeva al rovescio la matrigna:
      fanciulla Nascosta nel futuro.

      Ad ogni ora l’Eretica: Chi è la più bella? Chi c’è di là?
      Dalla linea che orla questo corpo, il suo Reame.
      Veramente, veramente bella…
      Rispondeva l’oggetto per eccellenza
      Che non è più specchio ma lucernaio, nera lucerna.
      Qualcuno disse stella. Addirittura Via Lattea
      Per speculum in aenigmate
      Spazio liscio che insidia la strega.
      Ogni visione aggiunge sogno al sogno
      Una che grida nel sonno, ombra, illusione.
      Brutta, rispose e si frantumò in mille pezzi e più.

      Delle nostre voci riempimmo anche i sassi.
      L’oratorio dei viventi. I rossi ardenti di velluti e rasi.
      Il Decamerone, e non solo fole ma esseri concreti.
      Ogni linea nega la via di fuga a questo corpo.
      Mio specchio
      Brame
      Bocca sigillata.

      *

      Sylvia Plath
      Specchio

      Sono d’argento e rigoroso. Non ho preconcetti.
      Quello che vedo lo ingoio all’istante
      Così com’è, non velato da amore o da avversione.
      Non sono crudele, sono solo veritiero –
      L’occhio di un piccolo dio, quadrangolare.
      Passo molte ore a meditare sulla parete di fronte.
      È rosa e macchiettata. La guardo da tanto tempo
      Che credo faccia parte del mio cuore. Ma c’è e non c’è.
      Facce e buio ci separano ripetutamente.
      Ora sono un lago. Una donna si china su di me
      cercando nella mia distesa ciò che essa è veramente.
      Poi si volge alle candele o alla luna, quelle bugiarde.
      Vedo la sua schiena e la rifletto fedelmente.
      Lei mi ricompensa con lacrime e un agitare di mani.
      Sono importante per lei. Va e viene.
      Ogni mattina è sua la faccia che prende il posto del buio.
      In me ha annegato una ragazza e in me una vecchia
      Sale verso di lei giorno dopo giorno come un pesce tremendo.”

      *

      Ezra Pound
      Sul suo viso

      Sul suo viso allo Specchio
      “O strano viso nello specchio!
      O compagnia ribalda, ospite
      sacro, o folle
      sconvolto dal dolore, che risposta?
      O voi moltitudini che lottate,
      giocate e svanite,
      scherzate, sfidate, mentite!
      Io? Io? Io?
      E voi?”

      *

      Gino Rago
      Il Vuoto, lo specchio

      Cara Signora Jolanda W.,

      Il mio amico di Roma**,
      quello che si occupa del Signor Nulla,

      litiga di nascosto con lo specchio.
      Lo fa tutti i giorni,

      non dategli molto credito,
      ché fa i conti con il Vuoto,

      Il Vuoto che capta altro Vuoto.
      Il tempo cade sotto forma di polvere,

      opacizza l’immagine,
      sbiadisce le fotografie,

      scontorna il presente, il futuro e il passato,
      il mio amico se la prende con il Signor K.
      […]
      Una donna, la sgualdrina di Vivaldi,
      fa un valzer con il primo che passa,

      Mario Gabriele mangia una Sacher con panna,
      lo vedo attraverso la vetrata

      della Gebäck der Prinzessin Sissi.
      Che volete, i miei amici,

      quelli della nuova ontologia estetica,
      hanno un debole per le pasticcerie.

      Adesso lo vedo allo specchio
      si rade la barba e fischietta.

      Una risata da dietro i gerani.

      **E’ Giorgio Linguaglossa

      *

      Wislawa Szymborska
      Lo specchio

      Si, mi ricordo quella parete
      nella nostra città rasa al suolo.
      Si ergeva fin quasi al sesto piano.

      Al quarto c’era uno specchio,
      uno specchio assurdo
      perché intatto, saldamente fissato.

      Non rifletteva più nessuna faccia,
      nessuna mano a riavviare chiome,
      nessuna porta dirimpetto,
      nulla cui possa darsi il nome
      “luogo”.

      Era come durante le vacanze-
      vi si rispecchiava il cielo vivo,
      nubi in corsa nell’aria impetuosa,
      polvere di macerie lavata dalla pioggia
      lucente, e uccelli in volo, le stelle, il sole all’alba.

      E cosi come ogni oggetto fatto bene,
      funzionava in modo inappuntabile,
      con professionale assenza di stupore.

      *

      Giorgio Linguaglossa
      “Il Signor Posterius”

      sulla sinistra, c’è un vuoto; metto una mano nel vuoto,
      faccio un passo in avanti:

      di fronte ad uno specchio con la cornice bianca
      c’è un altro specchio.

      i due specchi si specchiano nel vuoto,
      illuminano il vuoto, specchiano il vuoto che è nel loro interno.

      sul fondale, c’è una porta, dietro la porta,
      una Figura maschile con la giubba nera

      e bottoni di madreperla
      da cui risalta una gorgiera bianchissima

      bacia sulla gota una dama bellissima
      in crinolina bianca.

      l’uomo sembra di passaggio, forse è lì per caso;
      è immobile sulla soglia [dietro la soglia una vampa

      di luce lo investe alle spalle] forse emersa da un’altra stanza,
      o da un corridoio attiguo al bianco del nulla.

      sta lì, in attesa.
      assume una posa, forse osa un passo che non accade,

      il suo sguardo occupa la scena, e la scena
      respinge il suo sguardo.

      la figura accenna un movimento, che non c’è.
      la bellissima dama accenna un inchino, che non c’è.

      adesso, la Figura è un osservatore distratto
      che sta curiosando nelle suppellettili del nostro vuoto

      semipieno, o pieno semivuoto.
      sulla sinistra,

      c’è un vuoto che abita uno specchio bianco,
      dietro lo specchio con la cornice bianca

      c’è un altro specchio…
      *

      Ewa Lipska
      Lo specchio

      Cara Signora Schubert, mi capita di vedere
      Nello specchio Greta Garbo. È sempre più simile
      A Socrate. Forse la causa è una cicatrice sul vetro.
      L’occhio incrinato del tempo. O forse è solo una stella
      Che sbraita nel vaudeville locale.

      *

      Filomena Rago
      “Riemerge dal nulla uno specchio”

      Buio e assenza.
      L’oscurità batte sul tamburo del silenzio,

      L’ombra si allunga.
      I colpi si affievoliscono,

      Il tamburo tace,
      Riemerge dal nulla uno specchio.

      Soltanto adesso Jenny
      Vede l’immagine di una immagine.

      Due ali d’angelo alle sue spalle,
      La città tintinna alla finestra

      Come un serpente a sonagli

      *

      Gino Rago
      Un colpo di vento ha capovolto lo specchio

      Un colpo di vento ha capovolto lo specchio.
      Fondo del suo cristallo,
      magie d’acqua.
      Gli occhi non sono quelli d’allora,
      il tempo rimescola correnti.
      Dal fondo del lago-cristallo
      il corpo riemerge senza forma,
      lacerata da lame di spuma.
      Lo specchio è l’abisso.

      L’immagine è scissa in vermi e rughe.

      Altri pesci guizzano [gli anni passati
      ma chi li riconosce?]

      Tu fondo dello specchio non hai colpe.

      È l’ultimo guizzo

      *

      Kikuo Takano
      Chiunque si specchia

      Chiunque si specchia
      Che oggetto triste
      hanno inventato gli uomini.

      Chiunque si specchia
      sta di fronte a se stesse chi pone la domanda
      è, al tempo stesso, l’interrogato.
      Per entrare più a fondo
      l’uomo deve fare il contrario,
      allontanarsi

      *

      Commento

      I poeti estratti dalla Antologia di prossima pubblicazione si confrontano con il Paradigma dello Specchio. La tematica dello specchio, unitamente a quella dell’identità, svolge un ruolo centrale nella poesia verso una «nuova ontologia estetica». La parola «specchio» deriva da «speculum», ed ha la stessa radice di «speculazione», cioè pensare qualcosa in rapporto ad un’altra. Lo «specchio» ci mette dinanzi agli occhi una immagine nella quale spesso non ci riconosciamo, e ci invita a pensare noi stessi in rapporto a ciò che vediamo riflesso nello specchio. Roland Barthes scrive: «Lo specchio non capta altro se non altri specchi, e questo infinito riflettere è il Vuoto stesso […]».

      E’ dal non-riconoscimento che ha inizio la speculazione intorno a ciò che noi siamo e ciò che non siamo; è attraverso l’immagine esterna a noi che possiamo speculare intorno a ciò che siamo o non siamo, perché ciò che noi vediamo di noi è sempre altro da ciò che noi credevamo di sapere…

      (Gino Rago)

  7. gino rago

    Nota.
    Altre voci poetiche antologizzate, fra le quali ricordo Francesca Dono, Mario Gabriele, Lidia Are Caverni, Alfredo de Palchi, Maria Rosaria Madonna, Donatella Giancaspero, Giorgia Strecher, Helle Busacca (fra le voci italiane di poesia contemporanea), saranno proposte, se Giorgio Linguaglossa sarà d’accordo, in un prossimo intervento, ne sto raffinando alcuni stralci.

    (gino rago)

  8. gino rago

    Poesia Contemporanea – Gino Rago per

    Mario Lunetta, Canzoniere della scomparsa, Robin Edizioni, Roma, 2014, pp. 130, 10 Euro

    Commento di Gino Rago
    Partiamo da questo inedito (da L’Ombra delle Parole, dicembre 2019) per noi scelto e proposto da Giorgio Linguaglossa per entrare nella poesia pensante di Mario Lunetta per poi approdare alla lettura
    delle poesie In mortem di Maria Pia Liti, scomparsa nel marzo 2013.

    Mario Lunetta
    Cartapesta

    Continuando ad abitare la sua casa di cartapesta
    di via Accademia Platonica come una parodia
    della pompeiana Villa dei Misteri, aggredito alle spalle
    da un fastidioso nùgolo di alfabeti remoti
    grezzamente affastellato sotto la pioggia o sotto l’urto
    glorioso della luce contro l’azzurro del cielo o il deserto
    ingiallito di un foglio di papiro, il respiro di un’aquila
    o la fuga precipitosa di una formica, il supposto
    immortale esce dal suo torpore per cercare
    ingenuamente il vessillo lacerato di quella che si chiama
    scrittura Lineare B

    imbattendosi invece alquanto oziosamente
    nella futile notizia secondo cui il cobra reale, lungo
    intorno ai 5 mt, ha una lingua biforcuta sensibilissima
    all’odore molecolare delle prede e una vista telescopica
    capace di individuare a 100 mt con estrema precisione
    uno scoiattolo che tenta di mimetizzarsi a ridosso
    del tronco di un olmo americano, ecc. ecc.

    Alquanto frastornato, il supposto immortale
    non sa allora trovare altro conforto che pronunciare
    a voce alta, specchiandosi in un olio di Cagli
    tanto simile a un oscuro geroglifico gremito
    di spazi inenarrabili, questo SOS che ha tutta l’aria
    di un help pronunciato un attimo prima del naufragio:
    Via, tenera amica, guarda ancora l’immortale
    che conosci così bene: sì, proprio lui che a stento
    ricorda il suo nome.

    Se lo fissi un istante coi tuoi grandi occhi di ragazza
    pieni di stupore cinematografico, quest’uomo strano
    e incomprensibile forse potrà guarire ancora un poco
    – o ritardare di un istante la sua fine.

    (Roma, 15 aprile 2017)

    Recensendo di recente le Poesie di Carlo Michelstaedter per la Piccola Biblioteca Adelphi, a un certo punto della recensione meditavo cosi:
    “[…] Quali fenomeni linguistici possono proporsi o semplicemente affacciarsi nel far poesia allorché una più o meno lunga tradizione letteraria e anche un intero sistema stilistico cadono d’un tratto in frantumi determinando un vuoto?
    Tale vuoto nasce da un qualcosa dentro la letteratura o al di fuori di essa?
    Questo vuoto può dar luogo all’avvento di nuovi linguaggi?
    Dalla critica più agguerrita e competente abbiamo appreso che al mutamento della società cambia anche la vita stessa delle persone. La conseguenza più diretta ed inevitabile è la rottura di quello che viene indicato come “patto comunicativo” fra poeta e pubblico: cioè, allo sgretolarsi di questo patto si assiste alla rottura di quella sorta di intesa, di accordo fra autore e pubblico.
    Ciò è quanto si è verificato anche nel Novecento letterario-poetico europeo e anche italiano dopo la scomparsa di coloro che vengono definiti
    Autori-Evento, Autori cioè che con la loro opera (per esempio Baudelaire, Whitman, Dostoevskij, Rimbaud, Nietzsche, Freud) spezzano l’accordo preesistente letteratura-pubblico e niente più, romanzo, estetica, filosofia, poesia, rimane come prima. Per esempio, in Italia, Dino Campana (morto in manicomio) è il poeta che segna l’interruzione della continuità del “patto comunicativo” cui si è fatto cenno.

    Con Carlo Michelstaedter (morto suicida ad appena 23 anni) questa interruzione si rafforza e diviene definitiva[…].”
    Oggi, rileggendo Mario Lunetta, a proposito del pensiero di Linguaglossa al centro della sua nota sulla « non presentabilità né rappresentabilità del mondo» in cui Lunetta cercava di operare, e riferendomi ad alcuni versi della vasta esperienza poetica lunettiana, come questi:

    “[…] il supposto immortale
    non sa allora trovare altro conforto che pronunciare
    a voce alta, specchiandosi in un olio di Cagli
    tanto simile a un oscuro geroglifico gremito
    di spazi inenarrabili, questo SOS che ha tutta l’aria
    di un help pronunciato un attimo prima del naufragio:
    Via, tenera amica, guarda ancora l’immortale
    che conosci così bene: sì, proprio lui che a stento
    ricorda il suo nome[…]”

    credo che Mario Lunetta nel suo tempo poetico poteva essere, aveva tutte le carte in regola per esserlo, un “Autore-Evento”, un autore-evento in grado di spezzare il patto comunicativo preesistente fra poesia e pubblico del suo tempo, in modo che nulla fosse più come prima, nella filosofia, nella estetica, nella poesia, ma anche nella narrativa, nella saggistica e nel teatro, da quell’autore poliedrico che dimostrò d’essere in tutta la sua parabola terrena umana e letteraria, attraversando da protagonista tutti i linguaggi della creatività, compresa la critica d’arte, come emerge dalle sue note bio-bibliografiche.
    Ma tutti sappiamo invece com’è finita: le superpotenze delle massonerie editoriali meneghine, anche sabaudo-torinesi e anche in parte dello stato pontificio glielo hanno impedito, a favore dell’esangue minimalismo…

    Giuseppe Talia traccia un ritratto di Lunetta in questi pochi versi:

    Giuseppe Talìa
    (Mario Lunetta)

    “Muoiono anche i grandi poeti.”
    C’è una lunetta perfetta stanotte.
    Una lunetta comunista, anti-arrivista
    Che non baratta la contraddizione
    Col ghigno marxiano degli accalappiacani
    Con la lingua funginosa di villi&villani.”

    I sei versi di Giuseppe Talìa condensano felicemente, nella sua Antologia in versi di poeti contemporanei (proposta come La Musa Last Minute, Edizioni Progetto Cultura, Roma, 2017), il sentimento di Mario Lunetta, il dasein lunettiano sulla sua collocazione nel mondo, sul suo senso dell’esserci, con quella rasoiata “lunetta comunista-anti-arrivista…”

    Di famiglia piccolo borghese, Mario Lunetta nasce e cresce alla Garbatella di Roma. Sperimentatore nei più diversi generi letterari e artistici, ha collaborato ai programmi culturali della RAI, a giornali, a riviste italiane e straniere (L’Unità, Corriere della Sera, Il Messaggero, Rinascita, Il manifesto, Liberazione). Ha curato importanti antologie (Il surrealismo, Roma, Editori Riuniti, 1976; Poesia italiana oggi, 1981, e, in collaborazione con Franco Cavallo, Poesia italiana della contraddizione, 1989, entrambe edite a Roma, Newton Compton). Ha introdotto e curato opere, tra gli altri, di Italo Svevo, Emily Brönte, Émile Zola, Federico De Roberto, Gustave Flaubert, Dino Campana, Velso Mucci.
    Sullo stato di salute di certa poesia contemporanea, ben sostenuta dalle case editrici imperanti per le quali, tutti lo sappiamo, il lettore colto e dal gusto estetico ben educato a certa letteratura non fa fatturato, Mario Lunetta scrive:
    «La stupidità organizzata è volgare, ci fa orrore. La ideologia attualmente diffusa in gloria di quella recentissima specie zoo(il)logica che sarebbe il poeta da spiaggia o da stadio […] che ‘canta’ al grado zero le sue passioni le sue frustrazioni le sue esaltazioni in versi intrisi di ‘incantevole’ primitivismo semianalfabetico, è l’ultima invenzione del mercato delle lettere (insomma, del mercato) perfettamente omologa al presente del gusto medio radiotelevisivo/rotocalchesco. È l’ultima mistificazione in letteratura, in poesia». E così parla della nuora perché suocera intenda.

    Nel marzo del 2013 Mario Lunetta perde Maria Pia, sua compagna per oltre mezzo secolo, e vede la sua luce il Canzoniere della scomparsa, per Robin Editore.
    Nei 31 componimenti del libro Mario Lunetta, nello sgomento quotidiano della perdita della compagna comincia a fare i conti, per dirla con il Roland Barthes del diario di lutto tradotto in Italia come Dove lei non è, con una nuova poetica, la poetica della «presenza dell’assenza»:

    “Sotto i portici dell’esedra, il refrigerio dell’ombra:
    e subito, dipoi, quell’incredibile avvertire accanto a sé,
    al suo fianco, un alito di freschezza, un respiro leggero
    che era niente e era tutto, nella pace silenziosa
    cui finalmente sembrava approdata la Scomparsa
    che nel momento in cui il sospetto immortale, ormai morto anche lui,
    le rivolse la parola, svanì dissolta nell’aria umida,
    come un volo di farfalla – e il defunto supposto immortale si sta
    chiedendo da tre giorni dove sia cominciato il sogno, quando
    sia finita la realtà, in questa scacchiera di caselle vuote
    dove tutto è trasformato nel suo contrario e la via
    è soltanto un accumulo di surrogati e succedanei finti.”

    ( da Canzoniere della Scomparsa, Robin Edizioni, Roma, )

    Come in questo, anche negli altri 30 componimenti Mario Lunetta non cede mai alla autocommiserazione, al verso intriso di lirismo piagnucoloso e disarmato e un critico letterario per questo atteggiamento di Lunetta di fronte alla morte segnala l’epitaffio di Samuel Beckett: «è finita, continua a finire e io in questa fine continuo» come modello della postura lunettiana di resilienza dopo l’evento morte che da noi stratta la persona amata, e si conferma come scrittore loico, laico, materialista, razionalista, incapace di cedere alla retorica del sentimentalismo e del lirismo strappa-anima o strappa-cuore, scansando tutte le forme di petrarchismo, alzando barriere verso ogni tentazione di “umbertosabismo”, evitando «gli abissi melodrammatici dell’Ego interiore».

    Anzi, nei 31 componimenti del suo Canzoniere della scomparsa Mario Lunetta fa di più: fa sparire totalmente l’Io poetante inventando l’espediente estetico dell’ i. s. che Lunetta intende e usa in tutto il libro come immortale sottoscritto. Fa retrocedere l’io alla terza persona e come “ i. s.” il poeta si rivolge a Maria Pia, alla Scomparsa.

    Come ad esempio Mario Lunetta fa in questi altri versi del suo Canzoniere, canzoniere della scomparsa:

    “Pare accertato che di frequente, nella sua corsa immobile
    sul binario dell’angoscia come un carrello senza guida
    che giri intorno a se stesso in una miniera abbandonata, l’i.s.
    si rivolga alla sua ragazza a voce alta, chiedendole assenso
    & complicità, annaspando nel vuoto del suo delirio in una
    pratica ventriloqua di cui pure comprende l’insensatezza ma
    di cui può tuttavia apprezzare il povero succedaneo della realtà,
    ormai per sempre perduta nel suo nulla senza conforto”.
    (da Canzoniere della scomparsa, Robin Edizioni, Roma, 2014)

    Anche per questi aspetti della esperienza poetica lunettiana Giorgio Linguaglossa parla di «forma informe» e precisa tutto in questo stralcio:
    «[…]La realtà è diventata «muta», impresentabile, e la forma-poesia che le corrisponde risulta dissonante; la forma informe«» è diventata qualcosa di ultroneo sia al concetto di rappresentazione che a quello di testimonianza. Lunetta capisce subito, fin dai primissimi anni settanta, che la poesia non deve testimoniare nulla a nessuno, non obbedisce alla regola dell’economia monetaria dello stile e alla economia culinaria della «bellezza» sostenuta dai poeti interessati al mantenimento dell’ordo rerum[…]».

    Gino Rago

  9. Cher Predrag , ayant pu lire ton livre de poésies ,je me dois de te remercier pour tant de profondeur des ténèbres à la lumière et de ” l’aiguille qui gaspille le temps ” ,j’ ai adoré ton écriture si essentielle refusant les mille arabesques des poétes italiens
    Toute ma consideration
    Marie Laure Colasson .

  10. cari amici lettori,

    vorrei tornare un attimo alla poesia di Predrag Bjelošević, per il momento. Il poeta serbo mi dice delle cose importantissime. Innanzitutto, come evidenziato dalla Colasson, la estrema stringatezza del linguaggio, in secondo luogo la «messa in forma» del linguaggio medesimo adottata dal poeta serbo.

    I poeti postati da Gino Rago, da Silvana Baroni e Borges, sono poeti che affrontano la tematica dello specchio ancora dal punto di vista della ontologia del novecento, non innovano in nulla sul piano della «forma del dire», sono belle poesie ma che non possono dirci nulla sull’orientamento verso una «nuova poesia» o una «nuova ontologia estetica». Su questo punto abbiamo il dovere di essere molto chiari, altrimenti rischiamo di infoltire i dubbi invece che diradarli. La mia stessa poesia, che Gino Rago generosamente cita, è una poesia sulla quale ho molti dubbi che vanno da una punteggiatura incerta ad un eccesso di «spiegazioni»; quella poesia è stata scritta ancora in una fase temporale di transizione verso una ontologia estetica radicalmente nuova. Penso che la modificherò. Non è ancora nella sua forma definitiva.

    Condivido soprattutto quello che scrive Marie Laure Colasson quando rigetta «les mille arabesques des poétes italiens», quello che io chiamo «spiegazioni», l’infoltimento dei verbi e degli aggettivi. Nelle poesie di Predrag Bjelošević abbiamo un risparmio notevole degli uni e degli altri. Ma questo non è ancora il punto che volevo indicare, quello che è più importante è la concezione della poesia che si ha. Se la poesia è la «presentazione di un evento» e non la rappresentazione-spiegazione di una esperienza soggettiva, ecco che qui si situa la differenza ontologica tra i poeti della ontologia della rappresentazione-spiegazione del soggetto e l’ontologia di nuovo tipo che punta alla presentazione di un evento. Il poeta serbo a mio avviso si muove con decisione verso la seconda concezione. E questo è bene sottolinearlo.

    Ad esempio, la poesia di Umberto Saba postata da Rago, mi trova alquanto indifferente. Io propendo verso una poesia che faccia a meno di tutte quelle parole, una poesia che adotti un linguaggio ridotto all’essenziale e che sia preferibilmente in stile nominale.

    In moltissime poesie postate da Gino Rago ci leggo moltissimo della antica ontologia estetica del novecento e pochissimo della nuova ontologia estetica. E allora su questo punto abbiamo l’obbligo di essere chiari e abbiamo l’obbligo di indicare una linea di demarcazione con la massima chiarezza, altrimenti ingeneriamo e moltiplichiamo i dubbi.

  11. Ecco una mia poesia, dormiva da un paio di anni. Ecco l’ultima versione, di stamane. È stata scritta nel pieno sviluppo della nuova ontologia estetica. Fa parte della raccolta inedita, Risposta del Signor Cogito.

    Spettacolo onirico n. 23

    Il pomo della doccia tossiva. L’acqua correva allegramente
    nel bidè, sciabordava all’intorno, il lavabo otturato con le pensiline annegate.

    Il barbiere prese una forbice e la infilò nel collo di una signorina parigina
    che passava per caso di lì.

    Una donna disegnata nella vasca da bagno uscì dal bagno
    con un cappello verde à pois e si mise a fumare una sigaretta colorata.

    La scena del delitto era perimetrata con delle bandierine
    ma il commissario era indaffarato con la biro che non scriveva.

    «Il pomo della doccia eroga acqua bollente – dettò il commissario, e così continuò –
    sulle mattonelle sono disegnati tralci d’uva, rampicanti».

    Poi guardò alla parete l’immagine di una Gif, una ragazza in décolléte che sbatteva le palpebre.
    Una bambola sexy che dice «mon amour», pensò il commissario.

    […]

    «L’io delle gif è una diafania», pensò il poeta questo pensiero
    senza altro pensiero che il retro pensiero.

    «Dovrei fondare una oggettoalgia degli oggetti», disse il poeta al commissario
    che lo interrogava

    ma quello non replicò perché era distratto
    dalle ballerine del can can che alzavano le gambe.

    La cantatrice calva intanto gorgheggiava in sibemolle
    dal palazzo di fronte.

    La signora della vasca da bagno aveva la testa
    nello scafandro della permanente,

    sbattè le palpebre e disse:
    «Dovrei fondare una oggettoalgia degli oggetti».

    […]

    Il commissario passeggiava nervosamente nella scena del delitto.
    C’era una tela sul cavalletto, c’era un volto femminile con un occhio

    sotto lo zigomo destro e l’altro spostato di lato,
    verso l’orecchio sinistro… stava osservando attentamente il commissario.

    il quale asserì che Cogito era il mandante morale del delitto,
    disse proprio così,

    che lo avrebbe sbattuto volentieri in gattabuia
    se avesse potuto. Però ha degli indizi. Numerosi indizi.

    Convergenti, concordanti.

    […]

    In quel mentre, Les Démoiselles d’Avignon saltarono fuori dal quadro
    e si misero a fischiare, a fare fracasso, mostravano l’ indice,

    facevano le fiche, dissero che l’autore di questa poesia era un gran farabutto,
    un malmostoso, e strillavano, strillavano…

    Proprio allora entrò Vermeer con un vassoio,
    una natura morta con un bicchiere di Campari soda,

    osservò il quadro di Picasso, e si diresse in direzione di Pigalle
    dove sostavano delle signorine seminude.

    […]

    Ad un certo punto, esplosero dei tric trac,
    delle girandole presero fuoco, un nano col cilindro rosso

    in testa farfugliò qualcosa di incommestibile.
    Il tempo cadde dal balcone e si ruppe la schiena,

    cominciò a saltellare sul Ponte di Rialto,
    scambiò la girandola con il girasole e tirò dritto…

    Parlò nella lingua degli idrocaedri e degli idrocarburi
    mentre i sovranisti del XXI secolo parlavano ai microfoni delle radio private,

    applaudivano alle acrobazie del mago Woland…
    Il gattaccio Behemot si infilò gli occhiali, e prese a incespicare.

    «Forse è questo il movente – disse il commissario – le signorine di Pigalle,
    e quel farabutto di Vermeer , sono suoi complici.

    Cogito, lei non me la racconta giusta».
    Disse proprio così il commissario

    calcando sulla velare C il nome del filosofo…

    […]

    «Forse è questo il movente – disse il commissario –
    le signorine semisvestite di Pigalle, quelle lì,

    e quel farabutto di Vermeer, sono suoi complici, Cogito.
    Lei non me la racconta giusta».

    Disse proprio così il commissario
    calcando sulla velare C il nome del filosofo…

    «La sbatterò in gattabuia, prima o poi…»

  12. Talìa

    Nous voici, sinon au rouet, du moins à ce lancinant va-et-vient du particulier au général et du général au particulier, qui est le pain quotidien de la relation critique.

    Charles Pierre Baudelaire

  13. https://lombradelleparole.wordpress.com/2019/12/08/pedrag-bjelosevic-le-r-z-poesie-scelte-in-traduzione-francese-editions-kolja-micevic-2002-commenti-critici-di-kolia-micevic-philippe-tancelin-giorgio-linguaglossa/comment-page-1/#comment-62601
    Pubblico qui la Lettera del poeta serbo Predrag Bjelosevic

    Gentile amico Giorgio,

    Esprimo il mio sincero rammarico per non essere stato in grado di rispondere alla Sua lettera più che significativa per me. C’erano diversi motivi, ma uno dei più cruciali erano i miei problemi di salute legati alla comparsa di glaucoma in fase critica per l’occhio sinistro, per cui ho fatto varie analisi e non era consigliabile di lavorare sul computer. Ora la situazione si è stabilizzata a causa di forti dosi di farmaci e probabilmente mi aspetta un intervento chirurgico a marzo.
    La meravigliosa notizia che la mia poesia è stata pubblicata in francese sulla sua rivista online italiana “L ‘ombra” è un evento straordinario ed è il complimento più straordinario che ho ricevuto finora, di cui sono immensamente grato. Con un tale gesto editoriale, ma anche fraterno poetico entusiasta per qualcosa di “nuovo”, oggi raramente incontriamo sulla scena letteraria.

    Ciò che è particolarmente importante per me è la Sua straordinaria riflessione analitica sulla mia poesia, che, ovviamente, non ha perso nemmeno nella traduzione francese il suo carattere multistrato e associativo, neanche il contatto con i movimenti e le aspirazioni poetiche europee contemporanee. Il suo modo di pensare al linguaggio poetico come a una pura oasi di spirito mi piace immensamente,
    perché oggi siamo esposti a ogni tipo di banalizzazione poetica in un linguaggio che posso accettare solo se è coerente nella forma di pura ironia poetica o sarcasmo su quelli esistenti.

    Inoltre, grazie per i suoi commenti su alcune poesie, e al signor Gino Rago per aver fatto la riflessione ad a me molto caro poeta americano di origine serba, Charles Simic, a cui ho dedicato una poesia nel libro Cardiogramma di fuga (2013), nonché al grande pittore serbo ed europeo recentemente defunto Vladimir Velickovic.
    Grazie a Lei, il mio libro di poesie “Le RZ”, pubblicato in francese (2002) dopo 16 anni, sta vivendo la sua nuova premiere, una nuova lettura e una possibile interpretazione.

    Gentile signor Linguaglossa, dato che il libro di “Le RZ” contiene la mia brevissima biografia, sento il bisogno di aggiungere alcune informazioni su di me per Lei. Anche se non ho fretta, gli anni fanno il suo, quindi dietro di me ci sono più di dieci libri di poesie, quattro libri di poesie per i bambini; due libri di racconti (libro di racconti brevi “A passeggio senza testa”, dichiarato in Serbia nel 2010 come miglior libro di racconti in lingua serba); nella traduzione del famoso professore e poeta Giacomo Scotti di Fiume, un libro di poesie scelte “Il linguaggio del silenzio” è stato pubblicato in italiano dalla casa editrice La Sfinge di Napoli nel 1983 dopo di miei due libri di poesie pubblicati; poesie scelte nel francese “Le RZ”, Parigi, 2002; le poesie scelte in macedone “Sotto il baldacchino dell’albero vecchio”, Skopje 2011; e sono uno scrittore di numerosi spettacoli teatrali e testi drammatici per il teatro delle marionette. Mi aspetto che quest’anno pubblichi un libro di poesie scelte in ungherese a Budapest.
    Ho ricevuto molti riconoscimenti letterari significativi nell’ex Jugoslavia: in Serbia, Bosnia ed Erzegovina e Repubblica Srpska, ma anche il grande premio letterario internazionale “La penna volante” (per l’intera opera poetica), assegnato dall’Accademia slovena delle arti e delle lettere di Varna (Bulgaria, per il 2014).

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